Le "petit rhume" s'en est allé, après m'avoir bien mise KO ! 

Mais James a décidé de prendre le relais ! J'ai un mal de tête qui dure toute la journée, sur une même intensité, depuis plus de huit jours, et dont Efferalgan, Dafalgan voir même Spifen, n'arrivent pas à bout. 

Après m'être ingurgité tout ce que j'ai en stock, dans la limite des prises journalière à ne pas dépasser, je me suis rendue à la raison : rien ne fait passer le fait que mon crane me fait mal. 

Ce n'est pas une migraine ! J'en ai assez fait pour juger dans quelle case mettre ce mal à la tête. C'est un mal de tête permanent, qui ne passe pas. Je me lève avec, et il me tient jusqu'à ce que je me couche le soir. J'arrive à passer la journée avec beaucoup de difficultés, mais je la passe tout de même. Par contre, il m'est très difficile de me concentrer, et je n'ai qu'une hâte c'est de fermer le yeux et retirer mes prothèses auditives afin d'être dans un univers sombre et silencieux. C'est vraiment comme si ma tête était enfoncée et  compressée dans un chapeau trop petit.

mal au crane

Liée à une carence des neurotransmetteurs, la maladie de Parkinson affecte les systèmes d'autodéfense antidouleur. Le seuil de la perception du signal douloureux baisse. Ainsi pour une même action, une douleur qui se ressent à un certain  stade, chez un patien X, se verra ressentie à un stade différent chez un patient Parkinsonien. Ainsi le Dr Brefel-Courbon a démontré que le fait de plonger les mains dans l'eau froide, les personnes qui sont dans les bras de James ont une sensation de froid douloureux à 8 ou 10 °C, alors que les personnes autres, le ressentent à 3 ou 4° C. Chaque individu a cependant, son seuil de douleur.

La douleur chronique est une pathologie à part entière. Chez les personnes qui sont dans les bras de James, 37 % souffrent de douleurs chroniques. Douleurs qui ne sont pas déclenchées par un facteur extérieur à l'organisme. On dit qu'elles sont d'origine Endogène, et sont en lien avec les causes même de la maladie de Parkinson : un déficit en neurotransmetteur, plus particulièrement dans le système dopaminergique. 

S'en suivent des douleurs particulièrement génantes, mal à la tête, mal au ventre, mal aux gencives, à la dentition (différente du mal de dent commun). Sans raison véritable qui puisse expliquer les douleurs. Et sans traitement anti parkinsonien, il n'y a pas de médicaments qui fasse véritablement passer les douleurs ressenties. 

Je n'ai que mon mal en patience à gérer, bien plus que mon mal au crane. 

Un groupe de chercheurs américains de l'université de Bathesda, a rendu ses conclusions en 2014, sur une étude faite pendant 25 ans sur 5620 personnes allant de 33 à 65 ans.  3924 n'avaient pas de maux de tête, 1696 avait des maux de tête (pas des migraines) 32.3 % des personnes atteintes de maux de tête, ont présenté des symptômes parkinsoniens, et seulement 7.5 % des personnes n'ayant pas de maux de tête.

L'étude n'a pas conclu avec certitude que la maladie de Parkinson se développe plus chez les personnes sujettes aux maux de tête, mais que les maux de tête sont directement liés aux malades atteints de Parkinson, et pourraient même, (avec réserve pour ce point) être un des premiers symptômes, bien avant que les autres symptômes de la maladie de Parkinson ne se déclarent. Ce qui pourrait explique l'association entre ces deux affections. 

Toujours est-il que c'est Verdun sous mon crâne depuis un bon moment, et que rien ni fait !