J'ai eu un "soucis" à mon travail. 

Il y a des moments, où mon cerveau est en "stand by". Il déconnecte de l'instant présent, et se met en pause. Je ne sais plus ce que je fais là, ou encore je fais deux fois la même chose. Le problème, c'est que ça m'arrive de plus en plus souvent. 

Des exemples : je connaissais mon clavier d'ordinateur pas cœur. Les raccourcis de touche œ,È,É,Ç ; pourtant, certaines fois, au moment de les utiliser, je les ai perdu ! Je sais qu'elles existent, mais je suis incapable de me souvenit que je dois faire ALT ni même le chiffre qui suit. Donc, je reste bloquée. Carrément. 

Autre exemple, je connais des recettes de cuisine par cœur, comme toute femme habituée à cuisiner. Il m'est arrivé dernièrement de faire un bourguignon, qui n'avait pas le goût habituel. J'avais forcement oublié quelque chose...mais quoi ?? 

Donc le cerveau d'un malade qui est dans les bras de James, bugue ... se déconnecte .... et lorsque ça arrive, c'est le vide sidéral ! 

Mercredi, je travaillais sur un tableau et depuis plusieurs jours, et mon cerveau bugguait souvent ; si bien que je n'avançais pas. 

Lorsque ma responsable (j'en ai 3) est venue me trouver pour voir où en était mon travail, j'ai eu droit à des réflexions assez désagréables. 

Lorsque je lui ai indiqué que je n'allais pas y arriver tellement mon cerveau bloquait, sa réponse fût que c'était un peu facile de ma cacher derrière "ça" (entendons "la maladie") pour me trouver des excuses à ne pas faire mon travail. 

Me voici effondrée ! Littéralement. 

Bien sûr, elle n'a pas été fine sur ce coup ; mais je me rends compte que pour les gens, Parkinson ça fait juste trembler, et les malades ont du mal à marcher. Point ! Les personnes proches se renseignent, et voient, avec ce que je leur explique, que James est un sacré vicieux,  qui a beaucoup plus de facettes que ce qu'on veut bien en dire. 

Les tremblements, la difficulté à la marche ce sont la face visible de l'iceberg. Mais la face invisible reste la plus conséquente. 

iceberg-ocean

Au delà de cette anecdote fort désagréable, ça me renforce encore plus dans la nécessité que je puisse dire et expliquer toute cette phase cachée ; qui, au final,  est sans nul doute la plus importante, la plus désagréable, et celle qui apporte le plus de soucis.